Visite au Zoo du bois d'Attilly

 

Visite au Zoo d'Attilly  : en septembre 2005 

 

C’est un nombre record d’amateurs d’hippopotames qui s’est retrouvé ce samedi midi à Brie-Comte-Robert, en Seine et Marne, au restaurant « A la grâce de dieu », puisque nous étions 28 adhérents et sympathisants de l’ADH. Un peu pressé par le temps puisque nous étions attendus au zoo en début d’après-midi, nous avons pu, malgré tout, profiter d’un très bon repas et parler… d’hippopotames.

 

Au cours du repas, entre deux discussions à propos des dernières acquisitions, Fabien a fait circuler quatre sculptures originales en fonte du « Monde de Pipo » prêtées par un artisan de Chalon-sur-Saône . L’ADH n’était pas en reste puisque Geneviève a présenté une maquette du recueil des tableaux du concours « A la manière de… » Au moment du gâteau, Carl a eu la surprise de se voir fêter ses 10 ans avec un magnifique gâteau offert par ses parents et quelques petits hippos. .

Au zoo nous avons fait la connaissance de Béchir. Béchir travaille depuis 30 ans à Attilly et il est le soigneur des hippopotames depuis leur arrivée, c’est dire s’il les connaît. Pierre Guittin l’avait rencontré, à l’époque où travaillant comme vétérinaire au zoo de Vincennes, il était venu soigner quelques animaux. Béchir nous a présenté les deux hippos, les faisant sortir de leur bassin grâce à des morceaux de pains. En nous expliquant leur histoire, il les a nourris et douchés, nous proposant un spectacle extraordinaire. Tout le monde était prêt à repartir avec le petit Joyeux dans son sac.

Pierre Guittin a eu le privilège de pouvoir nourrir Cannelle.

Le zoo d’Attilly, situé près d’Ozoir-la-Ferrière, est ouvert depuis 1966 et a accueilli un couple d’hippopotames en 1989. Le mâle avait déjà 22 ans et sa femelle, Cannelle, 2 ans de moins. Plusieurs naissances ont eu lieu au parc depuis leur arrivée. Toutes n’ont pas été heureuses car la mère n’a pas toujours voulu s’occuper des petits mais plusieurs sont parvenus à l’âge adulte. Il y a trois ans, le parc comptait d’ailleurs 4 hippopotames adultes. La dernière naissance a eu lieu le 15 juillet 2005, le petit a été appelé « Joyeux ». Comme cela s’était déjà produit, Cannelle a refusé d’allaiter son petit les premiers jours. Béchir , qui entretient des relations de confiance exceptionnelles avec les animaux dont il s’occupe, a dû « traire » la mère les premiers jours pour nourrir Joyeux. Cela devait se passer alors qu’il n’y avait encore personne dans le parc (ni visiteur, ni animalier), dans l’eau puisque c’est dans cet élément que les petits ont l’habitude de téter. En faisant couler un peu de lait sur le museau de Joyeux, celui-ci s’est peu à peu habi-tué, de même que Cannelle qui a fini par s’en occuper seule au bout de 5-6 jours.

A la mi-septembre, une dizaine de jours avant notre visite, le mâle est décédé. Si l’autopsie pratiquée par le vétérinaire n’a pas écarté l’hypothèse d’un empoisonnement, il est probable qu’il est mort de vieil-lesse, ayant atteint le vénérable âge de 37 ans environ. La semaine suivante, une des filles qui était restée au parc a eu un comportement étrange, semblant perturbée par la disparition de son père. Très agitée, elle a fini par glisser sur les barreaux qui délimitent les loges à l’intérieur du bâtiment et se blesser mortellement le vendredi précédent notre venue. Les hippopotames disposent d’un vaste enclos avec un véritable petit étang. A côté de la maison où ils dorment, un petit bassin, peu profond, a été aménagé pour les mères avec leur petit.